Des femmes germanophones dans la répression des collaborations par la Belgique. Le cas du centre d’internement pour inciviques d’Eupen (1944-1945)

  • Margaux Roberti-Lintermans (Orateur)

Activité: Conférence ou présentationPrésentation orale à caractère scientifique

Description

En septembre 1944, le centre d’internement d’Eupen ouvre ses portes pour accueillir les suspects de collaboration. Dans les cantons de l’Est, environ un dixième de la population est concernée par cette mesure, tandis qu’au total 25% de la population est poursuivie. Les femmes constituent une part non négligeable de celle-ci. Largement intégrées dans les structures associatives allemande depuis l’annexion de la région en 1940, elles subissent une répression double : à la fois comme habitantes des cantons de l’Est et comme femmes. Le concept d’intersectionnalité mobilisé dans cet article vise à mettre en lumière ces multiples inégalités, en lien avec leur ethnicité et leur genre, à travers l’étude du cadre législatif ainsi que les archives administratives du centre d’internement d’Eupen, du Haut-Commissariat à la Sécurité de l’État et de l’Auditorat Général.
Période10 mai 2024
Titre de l'événementJournées internationales d'histoire du droit et des institutions

: Droit et présence militaire
Type d'événementUne conférence
EmplacementDinant, BelgiqueAfficher sur la carte

mots-clés

  • répression des collaborations
  • cantons de l'est
  • intersectionnalité
  • femmes
  • germanophone